GoCater by La Belle Assiette

La révolution numérique atteint aujourd’hui le marché du traiteur. Sur ce marché de plus de 18 milliards d’euros en Europe, le processus de réservation était historiquement laborieux : un prestataire pour chaque type de prestation, de nombreux devis, des échanges multiples par téléphone, des arrhes et soldes payés par chèque.

Les entreprises cherchent à gagner du temps. Pour mieux servir notre communauté grandissante de clients et de traiteurs partenaires, La Belle Assiette vient de créer une marque à part: GoCater, plateforme de réservation de services traiteur pour les professionnels.

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Notre outil réduit ainsi considérablement le temps de réservation, centralise les contacts, et propose une curation inédite de l’offre, grâce aux avis laissés par les clients précédents. Plus de 450 entreprises de toutes tailles comme la FNAC, Leetchi, UBS ou Kyriad nous font déjà confiance.

Ainsi, la marque La Belle Assiette se recentre sur son métier premier, la réservation de chefs à domicile pour les particuliers, et GoCater vole maintenant de ses propres ailes pour proposer les meilleurs traiteurs aux entreprises.

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L.T. Sachs est un membre gourmand du conseil de La Belle Assiette.

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Une brève histoire de la disruption

Je viens d’achever NEW, 15 approches disruptives de l’innovation (Pearson), le dernier livre de Jean-Marie Dru. Dru est un publicitaire, ancien CEO de TBWA Worldwide, président d’UNICEF France. Il est l’inventeur du concept de la disruption, ce que j’ignorais avant de l’écouter lors d’une récente conférence, et qui m’a donné envie de lire le livre.

DISRUPTION® est en effet une marque appartenant à TBWA depuis 1992, date à laquelle l’entreprise avait fait paraître dans le Wall Street Journal une pleine page exposant la nouvelle approche stratégique du publicitaire: en charge de la communication de marques en difficulté, TBWA était amené à proposer des solutions audacieuses, des stratégie de rupture. C’est ainsi qu’ils ont adopté le terme de disruption.

Pour Dru, “il y a disruption à chaque fois que l’on ne pense pas de façon linéaire, graduelle, incrémentale, à chaque fois que l’on fait des sauts stratégiques”. Pour lui, de nombreuses grandes entreprises ne parviennent pas à générer un rythme suffisant d’innovation, faute de s’ouvrir à des modes de pensée inhabituels, à d’inédites façons de voir le monde.

Ce que j’ai aimé, et qui m’a surpris, dans ce livre lorsqu’il y décrit sa méthode, l’utilisation structurée de “what if (et si) questions” visant à remettre en cause les idées préconçues, enchaînant “les questions les unes après les autres, en espérant que l’une d’elles soit inspirante”, c’est à quel point son caractère paradoxal la rend utilisable par les adeptes (dont je suis) de l’approche systémique.

De cette méthodologie que j’ai envie d’adopter en l’adaptant à mes besoins, je retiens plusieurs questions à poser dès maintenant aux fondateurs de quelques unes de mes participations, ainsi qu’à un ou deux de mes clients. Cerise sur le gâteau, j’en ai déjà tiré pour mon propre business une proposition commerciale innovante.

J’ai le livre depuis huit jours, il est surligné dans tous les sens. Je pense que chaque dirigeant y trouvera des idées applicables pour son entreprise.

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I am not your guru

J’ai regardé hier le documentaire de Netflix intitulé Tony Robbins: I am not your guru. Je pense que c’est un film intéressant pour les professionnels de l’accompagnement, de la communication, RH, thérapeutes, spécialistes de développement personnel.

Lorsque j’ai vu l’affiche du film, ça m’a fait comme une madeleine de Proust. Nostalgia, it’s delicate, but potent. Mon premier voyage de jeune cadre dynamique et ambitieux à New York en 1991. Une belle chambre d’hôtel 54ème rue, le jet lag à deux heures du matin, et deux longs infomercials à la télé dont je me souviens encore, vingt-cinq ans après : les clubs de golf Orlimar TriMetal (c’est curieux, la mémoire), et Tony Robbins, le roi du développement personnel. Et je me suis dit : c’est ça l’Amérique. Ca n’est pas que ça, mais c’est aussi ça : le désir de puissance, la recherche du bonheur, la croyance que chacun peut décider de réaliser ses rêves, même devant la télé à deux heures du matin.

Je ne suis pas un fan de Tony Robbins, et je n’avais pas pensé à lui depuis vingt-cinq ans. Je n’aurais pas envie d’utiliser ses méthodes (quoique… vendre 2.500 tickets à 5.000 dollars chacun pour un séminaire de six jours à Boca Raton, c’est quand même très fort :o). Je trouve que son charisme prend trop de place, qu’il cultive la position haute, que son alliance manque de parité, que ça ressemble à une grand-messe du coup de marteau. Mais c’est intéressant aussi : le lâcher-prise de l’improvisation dans un cadre extrêmement organisé, l’énergie dans la brièveté.

Je préfère chercher à percevoir la réalité en terme de système, à travailler avec mes clients leur relation et leur communication aux autres plutôt qu’étudier leur vie psychique. Et donc le pragmatisme du comment (ici et maintenant), plutôt que la recherche du pourquoi (les causes premières, avant et ailleurs).

Mais là où je rejoins Tony Robbins, c’est dans sa conviction de l’importance de la croissance. Celle des hommes et de leurs organisations.

Quelques bonnes critiques de ce documentaire :
FortuneThe Economist, le FT, le Guardian

Amplitude Studios: chapeau les artistes!

Si vos amis n’ont jamais entendu parler d’Endless Space 2 (le génial jeu de stratégie 4X qui sortira fin septembre), voici la vidéo qu’il faut leur montrer:

Chapeau les artistes!

PS: on notera le logo de SEGA en intro :o)

L.T. Sachs a été un fier administrateur d’Amplitude Studios jusqu’au 1er juillet 2016. Et reste un administrateur.

Sur l’intelligence collective

J’interviendrai le 15 septembre dans le cadre d’une conférence intitulée « Intelligence collective et PNL: un souffle nouveau ». Je ne suis pas un praticien de la programmation neuro-linguistique, mais j’aide les entrepreneurs à créer de la richesse, et c’est dans ce contexte d’une pratique un peu originale que les organisateurs de la conférence m’ont demandé d’intervenir sur un concept de PNL.

J’ai choisi celui de la Quatrième Position.

Il y a près de trente ans, Robert Dilts développait le concept de « Quatrième Position », par laquelle le membre d’un système pouvait se percevoir associé à l’ensemble, en intelligence collective.

Ce Je-Nous, cet alignement profond entre l’ego, l’âme et le système est pour Dilts essentiel « à l’exercice d’un leadership authentique » et «  constitue une capacité-clé du leadership visionnaire »: « Les leaders efficaces », écrivait-il, « sont capables de s’identifier avec l’ensemble du système qu’ils influencent ».

Pour lui, « la Quatrième Position est une composante essentielle de la sagesse et de l’écologie ».

Trente ans plus tard, à l’âge du web, le concept n’a pas pris une ride. Il tient même pour moi une place centrale, tant dans l’approche systémique de ma pratique de coach que dans celle de business angel. De mon point de vue, jamais sans doute le battement d’ailes d’un papillon (dans la Silicon Valley ou ailleurs) n’a-t-il pu si rapidement provoquer une tornade économique sur nos rivages.

Si nous acceptons l’idée de l’importance de cultiver le champ relationnel de cette Quatrième Position, qu’est-ce qui change à l’âge des réseaux et de la connection permanente?

Des entreprises agiles, habilement connectées à leur écosystème, sont capables en quelques années de redessiner l’environnement concurrentiel d’industries dont les positions semblaient pourtant fermement établies. Personne, ni entrepreneur, ni dirigeant, ni salarié, ne peut plus croire être protégé de cette nouvelle révolution industrielle: la connection change la nature d’un objet, les réseaux changent la nature d’un système.

Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés.

Dans son livre récent Dans la disruption sous-titré Comment ne pas devenir fou?, Bernard Stiegler condamne ces « nouveaux barbares » pour qui « il s’agit d’aller plus vite que les sociétés pour leur imposer des modèles qui détruisent les structures sociales et rendent la puissance publique impuissante ». Pour lui, « le monde court à sa perte, et ce à brève échéance ».

J’entends sa critique écologique, mais ne partage ni son pessimisme ni sa vision des entrepreneurs. Même s’il est probable que quelques uns d’entre eux soient portés par une ambition politique libertarienne d’une destruction créatrice anti-étatique, pour la plupart l’essentiel est ailleurs et plus trivial: les entrepreneurs font ce qu’ils peuvent, et ce qu’ils savent.

Ce qu’il peuvent, c’est profiter d’un accès facilité à un capital abondant, dans un environnement entrepreneurial où l’on peut désormais faire beaucoup avec peu. Ce qu’ils savent, pour les meilleurs d’entre eux, c’est accéder au champ relationnel que leur offre la Quatrième Position.

J’ai souvent raconté ma rencontre au printemps 2011 avec les fondateurs d’Amplitude Studios. Ce qu’était leur vision, cette ambition collective que nous avons réalisée, cette réussite qui se poursuit, sont les meilleurs exemples de mise en oeuvre de ces concepts dont je reparlerai dans mon intervention du 15 septembre, et dans un prochain papier.

 

L.T. Sachs a été investisseur au capital et administrateur d’Amplitude Studios de juin 2011 à juillet 2016, date de la vente de l’entreprise à SEGA.

 

La Belle Assiette à Viva Technology

Le Salon Viva Technology vient de se tenir à Paris. La Belle Assiette en était.

Partenaire de cet événement rassemblant les acteurs majeurs du tournant digital, le groupe LVMH a animé le Luxury Lab, un espace de 500 m² dédié au secteur du luxe, et hébergé une cinquantaine de start-ups innovantes, dont La Belle Assiette. Sophie Krebs (Directrice Marketing) et moi avons tenu notre stand durant deux jours.

J’avais naïvement pensé avoir tout mon temps pour écumer le salon, découvrir les autres exposants et assister à plusieurs conférences. En fait je n’ai pas eu le temps de beaucoup me déplacer, en dehors de l’intervention du Président du Directoire de Vivendi Arnaud de Puyfontaine sur « The future of the content industry ».

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J’ai été agréablement surpris par l’ambiance générale du salon, à la fois très pro, souriante et très ouverte. En dehors même des échanges avec nos hôtes de LVMH et les startups voisines (un coup de coeur pour Dymant), j’ai eu de nombreuses discussions avec les représentants de grandes entreprises qui s’arrêtaient chez nous pour bavarder: Carrefour, RATP, AXA, BNP Paribas, Renault, Unibail-Rodamco…

Google nous a par ailleurs fait l’honneur de nous demander d’intervenir sur le thème « How to scale your business when you are a startup ». C’est ainsi que le fondateur de La Belle Assiette Stephen Leguillon a pu évoquer notre croissance rapide et décrire notre rôle de « Marketplace for the 18 billion euros catering industry », ou comment La Belle Assiette facilite la vie des entreprises pour tous leurs besoins de traiteur.

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Voilà donc 48 heures de la vie d’un investisseur engagé, qui en a plein les rotules mais des étoiles dans les yeux.

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A suivre très bientôt, pour de nouvelles (a)ventures.

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L.T. Sachs est membre du conseil de La Belle Assiette.