Amplitude Studios: chapeau les artistes!

Si vos amis n’ont jamais entendu parler d’Endless Space 2 (le génial jeu de stratégie 4X qui sortira fin septembre), voici la vidéo qu’il faut leur montrer:

Chapeau les artistes!

PS: on notera le logo de SEGA en intro :o)

L.T. Sachs a été un fier administrateur d’Amplitude Studios jusqu’au 1er juillet 2016. Et reste un administrateur.

Sur l’intelligence collective

J’interviendrai le 15 septembre dans le cadre d’une conférence intitulée « Intelligence collective et PNL: un souffle nouveau ». Je ne suis pas un praticien de la programmation neuro-linguistique, mais j’aide les entrepreneurs à créer de la richesse, et c’est dans ce contexte d’une pratique un peu originale que les organisateurs de la conférence m’ont demandé d’intervenir sur un concept de PNL.

J’ai choisi celui de la Quatrième Position.

Il y a près de trente ans, Robert Dilts développait le concept de « Quatrième Position », par laquelle le membre d’un système pouvait se percevoir associé à l’ensemble, en intelligence collective.

Ce Je-Nous, cet alignement profond entre l’ego, l’âme et le système est pour Dilts essentiel « à l’exercice d’un leadership authentique » et «  constitue une capacité-clé du leadership visionnaire »: « Les leaders efficaces », écrivait-il, « sont capables de s’identifier avec l’ensemble du système qu’ils influencent ».

Pour lui, « la Quatrième Position est une composante essentielle de la sagesse et de l’écologie ».

Trente ans plus tard, à l’âge du web, le concept n’a pas pris une ride. Il tient même pour moi une place centrale, tant dans l’approche systémique de ma pratique de coach que dans celle de business angel. De mon point de vue, jamais sans doute le battement d’ailes d’un papillon (dans la Silicon Valley ou ailleurs) n’a-t-il pu si rapidement provoquer une tornade économique sur nos rivages.

Si nous acceptons l’idée de l’importance de cultiver le champ relationnel de cette Quatrième Position, qu’est-ce qui change à l’âge des réseaux et de la connection permanente?

Des entreprises agiles, habilement connectées à leur écosystème, sont capables en quelques années de redessiner l’environnement concurrentiel d’industries dont les positions semblaient pourtant fermement établies. Personne, ni entrepreneur, ni dirigeant, ni salarié, ne peut plus croire être protégé de cette nouvelle révolution industrielle: la connection change la nature d’un objet, les réseaux changent la nature d’un système.

Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés.

Dans son livre récent Dans la disruption sous-titré Comment ne pas devenir fou?, Bernard Stiegler condamne ces « nouveaux barbares » pour qui « il s’agit d’aller plus vite que les sociétés pour leur imposer des modèles qui détruisent les structures sociales et rendent la puissance publique impuissante ». Pour lui, « le monde court à sa perte, et ce à brève échéance ».

J’entends sa critique écologique, mais ne partage ni son pessimisme ni sa vision des entrepreneurs. Même s’il est probable que quelques uns d’entre eux soient portés par une ambition politique libertarienne d’une destruction créatrice anti-étatique, pour la plupart l’essentiel est ailleurs et plus trivial: les entrepreneurs font ce qu’ils peuvent, et ce qu’ils savent.

Ce qu’il peuvent, c’est profiter d’un accès facilité à un capital abondant, dans un environnement entrepreneurial où l’on peut désormais faire beaucoup avec peu. Ce qu’ils savent, pour les meilleurs d’entre eux, c’est accéder au champ relationnel que leur offre la Quatrième Position.

J’ai souvent raconté ma rencontre au printemps 2011 avec les fondateurs d’Amplitude Studios. Ce qu’était leur vision, cette ambition collective que nous avons réalisée, cette réussite qui se poursuit, sont les meilleurs exemples de mise en oeuvre de ces concepts dont je reparlerai dans mon intervention du 15 septembre, et dans un prochain papier.

 

L.T. Sachs a été investisseur au capital et administrateur d’Amplitude Studios de juin 2011 à juillet 2016, date de la vente de l’entreprise à SEGA.

 

La Belle Assiette: Très Très Bon

La Belle Assiette: un Très Très Bon reportage sur Paris Première. Ca fait toujours plaisir, et la critique des convives était d’une telle qualité que j’ai regretté de ne pas être invité ce soir-là.

Bon, on ne peut pas manger à tous les râteliers. De mon côté, j’ai reçu quinze amis à déjeuner il y a quelques jours. Ceux qui me connaissent savent que j’aime ces grandes tables vivantes et gaies. J’ai laissé le commentaire suivant sur le site de La Belle Assiette:

Déjeuner business/amical à 16 avec le chef Loic Krimm aux fourneaux. Je le recommande chaleureusement, nous avons tous passé un très bon moment (et j’ai reçu de nombreux messages de remerciements et de félicitations). Amuse-bouche, tartare de saumon, montgolfière de lotte, déclinaison de fraises, j’ai trouvé ça vraiment très bien. J’ai également été heureusement surpris de la capacité du chef à gérer une si grande tablée à partir de la modeste cuisine. Service parfait, très bonne interaction du chef avec les invités (juste ce qu’il faut, une belle présence, à la fois pour se présenter et dire un mot de ses plats). Expérience à refaire sans hésiter!

On ne peut pas non plus toujours recevoir comme ça. Nos budgets ne sont pas extensibles, et il est important de pouvoir serrer les frais. J’avais essayé le mois précédent notre nouveau service de plateaux-repas, que j’ai trouvé très réussi. Beau et bon. Je viens de voir cette vidéo de présentation, et le service ressemble vraiment à ça.

La bonne série continue. J’ai déjeuné hier avec une amie, qui venait d’utiliser notre service traiteur pour le cocktail d’anniversaire de ses parents, et qui m’a dit que c’était vraiment très bien.

Le lecteur remarquera que je suis assez fier des réalisations de La Belle Assiette. C’est vrai. Je mesure à la fois le chemin parcouru, et tout ce qui nous reste à accomplir. Nous avions commencé avec notre service Chef à domicile. Et maintenant nos nouveaux services: Buffets, Plateaux repas, Réceptions, Plateaux cocktail.

La Belle Assiette: le traiteur en ligne, réinventé.

Stephen Leguillon & Giorgio Ricco

L.T. Sachs est un membre gourmand du conseil de La Belle Assiette.

 

Startup valuation 101

As an angel investor, I get many questions about startup valuation. In the past few weeks, I had several such conversations, and it is surprising how often graduates seem to think their newly-born venture is worth 1.5 or 2 or even 3 million euros (pre-money).

As good as traditional DCF models are to get to a proper Net Present Value, as are comparable transactions, it is often frustrating to try to apply these methodologies to very early stage companies.

My (very) personal answer to the question is certainly more practical than scientific. At the early stage, I think valuation is mostly a negotiation: how much of a company the investor gets for his investment. Which is partly derived from how much do we (the founders and the investors) need/want each other? Here I want to feel like a partner, not a sponsor.

At the very early stage, to me it is mostly about the team. Everything else being equal, I would value more a proven team (either executives who used to work together in a larger company and were successful intrapreneurs who decided to found a startup to fill an underserved need in an industry they know, or co-founders who are already experienced startupers).

Here is my (absolutely non-scientific) method. With an unproven team of (say) 24 year-old smart engineering/business school graduates, I try to evaluate the cost of the time they’ve spent on their venture (fully charged average salary of such graduates) + a small multiplier (as a consideration for the venture). With a proven team, I add another (larger) multiplier on top. In both cases, the multiplier will be higher depending of their « skin in the game »: have they only invested time, or also money? If money, what kind of money? Love money may be a signal: if it comes from a grand-mother, it may not mean that much (many grand-mothers would consider their grand-children the best ever since sliced bread was invented). A mother-in-law would be a better signal. Even better, your former colleagues and university professors.

How to reconcile that kind of loose alchemy with a more traditional financial method? I think it may be about the discount rate you pick for your traditional discounted cash flow valuation method. Will it be (say) 12% (i.e. low risk / high valuation) or (say) 45% (high risk / low valuation)? That’s where one comes back to the negotiation table: founders and investors might (kind of) agree on the estimated future cash flows, therefore most of the negotiation may be on the perceived risk of the venture, and a large part of the risk is about the human element.

And of course there is love. It’s not so different from a mariage. We’re going to have a romantic relationship for many years to come. I’ll leave you all the space you need, and I’ll be there for you. It’s not just about the money. Our common life will be an (ad)venture. We want to like to be together, to talk together, and more. Ethics, too. There is a lot we want to share. There will be bumps on the road. There is a high probability we’ll divorce years from now, and we want to make sure, while we still love each other, that our child will be well taken care of: we need maturity and a good pre-nup (that’s the Shareholders agreement).

It will feel so good. And in five or ten years we’ll have a special drink together, and look back at the journey.

Well, where did that come from? First of May in sunny Paris. Ok, I get out.

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Dîner d’équipe? La Belle Assiette.

La haute saison des repas d’équipe commence, et notre carnet de commandes se remplit vite. Célébrez donc l’année, in style, avec un Chef à domicile: La Belle Assiette, pour toutes les occasions où un vrai Chef peut contribuer à la réussite d’un événement.

Stephen Leguillon & Giorgio Ricco

On sait bien que recevoir des amis ou des clients à déjeuner ou dîner à la maison, c’est différent que d’inviter au restaurant. La relation est plus intime. Mais ça prend beaucoup de temps de préparer à dîner pour 6 ou 10. Alors pourquoi ne pas faire appel à un Chef professionnel, qui fait les courses, vient au bureau ou à la maison faire la cuisine, le service, et repart en laissant tout nickel?

Dîner entre amis, groupe de clients: 600+ chefs La Belle Assiette à votre service, à la maison ou au bureau.

Egalement à tester pour retrouver le plaisir de recevoir: notre service de buffets.

Une belle adresse: labelleassiette.fr 09.67.31.35.46