Pourquoi certains patrons sont-ils des cons?

Un proche vient de me raconter une expérience consternante.

Il cherche du travail, répond à une annonce de commercial pour une PME parisienne. Il obtient un rendez-vous, le prépare: il étudie le site internet de l’entreprise, ses concurrents, réfléchit aux moyens de vendre mieux ses produits et services. Il arrive au rendez-vous avec cinq minutes d’avance. A l’accueil on ne le fait pas asseoir. Après quinze minutes d’attente, il s’assure que le patron est bien prévenu. Puis rien. Vingt-trois minutes après l’heure du rendez-vous, mon ami s’en va, en prévenant le réceptionniste. Et puis quoi? Rien, pas un appel d’excuse de l’entreprise. Ni même un mail. Rien de rien.

Ca me met en colère, sans doute trop, et je me demande ce que ça vient toucher en moi. J’ai cherché du travail, j’ai connu l’excitation de la rencontre d’un éventuel patron, la déception de l’échec, et la joie profonde d’avoir trouvé LE job. Tout le monde a vécu ça.

Je suis aujourd’hui un petit patron, un promoteur du capitalisme entrepreneurial, un coach de dirigeants. Je siège au conseil de startups dont l’enjeu principal est d’arriver à recruter. Pour nous c’est stratégique. A l’autre bout du spectre de la renommée, je vois le plaisir et la fierté affichée sur LinkedIn d’une amie responsable de la marque employeur d’un leader mondial français du luxe, dont l’entreprise vient de recevoir un nouveau prix d’employeur préféré des étudiants. Pour eux aussi, c’est stratégique.

Et au delà de ça, sur un plan simplement humain, pourquoi?

Pourquoi certains patrons sont-ils des cons?