O cruel souvenir de ma gloire passée!

2h36. Je n’ai pas réalisé mon objectif de 2h30. Le vainqueur a lui fini en 1h00mn16s. Même pas descendu sous l’heure. Nul.

Il faut dire que je n’avais pas beaucoup d’expérience: j’avais couru mon dernier semi-marathon il y a plus de trente ans. Ni beaucoup d’entrainement. J’ai beau pratiquer boxe et marche rapide, rien ne m’avait préparé à un terrible dernier kilomètre. Soif au 18ème kilomètre, crampes à la cuisse gauche au 19ème, et à la droite au 20ème, je crois que j’ai fini en poussant des cris de douleur… C’est long 21 kilomètres.

Le dernier kilomètre

Le dernier kilomètre

Mais quelle journée glorieuse que ce semi-marathon de Paris!

Nous avons déjà levé plus de 15.000 euros pour financer des bourses étudiantes. Il ne faut pas relâcher notre effort. On peut continuer à donner, par exemple ici:

http://semimarathondeparis-fondationescpeurope.alvarum.com/laurentsachs

L’équipe Fondation ESCP Europe s’était donné rendez-vous à deux pas du Château de Vincennes. On admirera ici deux des champions avant le départ (avec Frank Bournois, Directeur Général d’ESCP Europe). Frank et moi avions décidé de partir ensemble, mais nous avons été séparés au franchissement de la ligne. Ne l’ayant jamais revu, j’en avais déduit qu’il avait fini derrière moi. En fait, il m’a devancé de 22 minutes!

Frank Bournois et Laurent Sachs

Frank Bournois et Laurent Sachs

Je rentre de cette course ébloui.

Par l’énergie positive et bienveillante des coureurs, d’abord. Nous étions 35.314 au départ, à aucun moment je n’ai ressenti la moindre tension, la moindre bousculade. Beaucoup de respect. Par les parisiens ensuite. Encouragé tout au long du parcours par des milliers de spectateurs, j’ai apprécié leur profonde gentillesse. Par la beauté de Paris, aussi. Ceux qui me connaissent savent combien je suis amoureux de cette ville. J’y vis un émerveillement permanent. Mais je dois dire qu’au moment où contournant l’Hôtel de Ville, je me suis retrouvé face au passage du fleuve entre les deux îles, le soleil dans les yeux n’était qu’en partie responsable de mon éblouissement.

Sur 34.879 concurrents classés à l’arrivée, un tiers étaient des femmes (moyenne d’âge 34 ans), dont le temps moyen a été 2h12mn, soit 16 minutes de plus que les hommes (moyenne d’âge 37 ans). Arrivé 33.249ème (ma vitesse moyenne a été 8,07 km/h), j’ai donc passé le plus clair de ma course à être dépassé par des milliers de coureurs (et surtout de coureuses, en fait). Les hommes et femmes participant à la course n’étaient pas un échantillon représentatif de la population, mais j’ai pu ressentir quelque chose de l’ordre du mens sana in corpore sano. L’alignement tête-coeur-corps c’est important, et je sais bien qu’en tant que coach mon corps est une partie essentielle de mon outil de travail. Bref, le sport c’est vraiment bien.

Merci à toute l’équipe ESCP Europe de m’avoir permis de partager ce moment de communion.